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| | | 1/2 finales du championnat | |
| | Auteur | Message |
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gonzo Rang: Administrateur

Nombre de messages: 1609 Age: 44 Localisation: carmaux Date d'inscription: 25/12/2004
 | Sujet: 1/2 finales du championnat Sam 3 Juin - 14:57 | |
|  Biarritz a de la ressource
Deux semaines après sa défaite en finale de la Coupe d'Europe, le Biarritz Olympique a su se remobiliser pour écarter Perpignan en demi-finale du Top 14. C'était tout sauf évident. Une faculté à rebondir qui permet aux Basques de n'être plus qu'à un match d'un deuxième Brennus de rang.
Biarritz n'a qu'une crainte. Vivre une fin de saison comparable à celle du Stade Français l'an dernier. Finaliste malheureux de la Coupe d'Europe face à Toulouse, le club de la capitale avait encore buté sur la dernière marche en championnat, battu par… Biarritz. Le BO suit pour l'instant les traces de son homologue parisien après sa défaite en finale de la H Cup contre le Munster. Reste à ne pas connaître la même mésaventure dans une semaine au Stade de France, où les Basques défendront leur Bouclier de Brennus.
Mais chaque chose en son temps. A chaque obstacle suffit sa peine. Pour conserver son titre et éviter l'amer sentiment d'une double frustration, le BO devait d'abord ronger l'os perpignanais. Pas vraiment comestible. Contraint de livrer un combat de tous les instants, le champion de France ne s'est pas démonté. "Perpignan a été excessivement agressif sur les rucks, souligne Jacques Delmas, mais on ne s'est jamais affolés, on est revenus dans le combat et on les a pris sur leurs points forts, on a senti qu'on prenait l'ascendant."
Lagisquet: "Générosité et solidarité"
Le contexte n'était pourtant pas idéal. Il y avait d'abord ces 20000 Catalans déchainés dans les tribunes de la Mosson, donnant à l'enceinte montpelliéraine des airs de Millenium Stadium, où les Basques avaient déjà dû composer avec une ambiance hostile face au Munster. Il a également fallu jouer sans deux atouts maîtres, Dimitri Yachvili et Damien Traille, dont l'expérience et le jeu au pied pèsent souvent lourd dans la balance. Il y avait enfin, surtout, le poids de la déception européenne, dont Patrice Lagisquet craignait qu'elle ne soit pas totalement évacuée.
Sur ces trois points, l'entraineur biarrot a pu constater que ses joueurs avaient un sacré répondant. "Sur les bases, on a été solides sur le jeu au pied, l'occupation, et on a aussi montré des vertus mentales, de la générosité, de la solidarité, se réjouit l'ancien ailier international. Car face à l'enthousiasme des Catalans, il fallait pas mal de courage pour faire front." "Le gros point positif ce soir, renchérit Delmas, c'est qu'on a prouvé qu'on était capable de se remobiliser et de repartir de l'avant. C'est symptomatique d'une équipe qui ne doute pas, qui est forte, et qui avait envie de le prouver."
Sans présager de ce qui adviendra à Saint-Denis, Biarritz confirme en tout cas son statut de moteur du rugby français, au même titre que Toulouse ou Paris. Finaliste des trois dernières grandes compétitions auxquelles il a pris part, le BO est incontournable. A juste titre, Lagisquet n'est donc pas peu fier de ses troupes: "On s'en sort bien, on va récupérer, et penser à notre deuxième finale consécutive: c'est quand même assez génial de vivre cela avec ces joueurs, qui prouvent qu'ils ont bien des vertus." Il ne reste plus qu'à chasser les fantômes de Cardiff. Et le syndrome parisien…
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|  | | gonzo Rang: Administrateur

Nombre de messages: 1609 Age: 44 Localisation: carmaux Date d'inscription: 25/12/2004
 | Sujet: Re: 1/2 finales du championnat Dim 4 Juin - 20:27 | |
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Globalement dominé par une équipe du Stade Français en mal de réalisme, Toulouse a trouvé les ressources pour s'imposer (12-9) samedi soir à Gerland et rejoindre ainsi Biarritz en finale. Les hommes de Guy Novès ont fait la différence sur un drop de Jeff Dubois en toute fin de match.
TOP 14 - DEMI-FINALES
TOULOUSE - STADE FRANCAIS: 12-9
La saison toulousaine peut encore tourner au triomphe. On le saura dans une semaine. Celle du Stade Français, en revanche, est un échec. C'est une certitude. Un échec relatif, certes, mais pour la première fois depuis bien longtemps, le club de la capitale va boucler un exercice sans avoir disputé la moindre finale. Toulouse et Paris, les deux grands déçus de la Coupe d'Europe, reportaient tous leurs espoirs sur la quête du Bouclier de Brennus. Au terme d'un match crispant, tendu, les Toulousains ont entretenu la flamme. Cinq ans après leur dernier sacre, ils ne sont plus qu'à une victoire d'un tonitruant retour au sommet.
Un dénouement d'autant plus dur à avaler pour les Parisiens qu'ils ont globalement maitrisé les débats, avec une domination territoriale conséquente. A l'exception des 20 dernières minutes du premier acte, les joueurs de Fabien Galthié ont sans cesse joué chez l'adversaire. Encore aurait-il fallu concrétiser ces nombreux temps forts, ce qu'ils n'ont pas su faire. La faute à quelques mauvais choix tactiques, comme ces deux pénalités jouées en touche alors que les trois points leur tendaient les bras. Dans un duel au couteau, il n'était sans doute pas opportun de refuser de telles opportunités.
Quand Jeff sort du bois
La faute, aussi, à un petit manque de réussite au pied: trois pénalités réussies seulement sur six tentatives. Le malheureux David Skrela maudira longtemps les poteaux de Gerland, qui l'ont privé de l'égalisation à 9-9 en seconde période. Même si Jérôme Fillol allait remettre les deux équipes à égalité quelques minutes plus tard, cet échec a pesé lourd au final, tout comme celui de Juan Martin Hernandez à cinq minutes de la fin. Une balle de match. Paris aura donc passé son temps à manquer sa chance...
Tout l'inverse d'un Stade Toulousain constamment sous pression, mais capable de scorer quasiment à chacune de ses incursions en territoire parisien. Frédéric Michalak, auteur d'un drop et de deux pénalités, a mis son équipe sur les bons rails. Longtemps, la défense et le jeu au pied a maintenu le triple champion d'Europe à flots, tant bien que mal. Toutefois, au coeur de la tempête, on a bien cru que Toulouse n'échapperait pas à la noyade. Puis à trois minutes de la fin, Jeff Dubois, entré en jeu à la place de Jean-Baptiste Elissalde, a sorti le drop de sa saison, de sa carrière, pour expédier les Rouge et Noir au Stade de France.
Pour le spectacle, on repassera
Dubois, héros improbable de cette soirée lyonnaise, comme Julien Dupuy fut le sauveur inattendu de Biarritz vendredi face à Perpignan. Ce n'est d'ailleurs pas le seul point commun de ces deux rencontres, achevées sur un score identique (12-9) et dépourvues l'une comme l'autre du moindre essai. Pour le spectacle, on repassera. Fabien Galthié redoutait, comme tout le monde, la terrible force de frappe des lignes arrières toulousaines. Résultat, Jauzion, Heymans, Fritz et Cie n'ont quasiment pas eu nu ballon exploitable de la soirée.
Contré sur ses points forts, et plutôt faiblard en touche, Toulouse eu le mérite de s'en sortir autrement, en répondant présent dans le combat. Prostré sur son banc au coup de sifflet final, Fabien Galthié se demandera longtemps comment son équipe a pu laisser filer une rencontre qu'elle a autant dominée. Battu deux fois en finale l'an dernier, le club du président Guazzini n'en disputera pas une seule cette saison. Pour une même frustration. Les Toulousains, eux, ont échappé à ce sentiment peu enviable. Au moins pour une semaine. Que leur qualification ne soit pas forcément méritée, c'est possible, mais cela, ils s'en moquent comme de leur premier drop...
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