Othibur
1ère partie
Du fond de la nuit a surgi un cri,
Un hurlement qui semble être meurtri
Par les profondeurs des nues de l’oubli
Aux portes des sagesses et des folies.
Au loin se dessine une étrange forme
Voyageant entre le ciel et les ormes
A une vitesse indéfinissable.
Peut-être est-ce une étrange pensée
Venue retrouver un peu de passé,
Mais qui est loin de la réalité
Du fond des âges de la volupté.
Au-dessus de moi un étrange oiseau
D’un ramage impalpable, étrange et beau
Vole sur les horreurs abominables.
2ème partie
Sous l’étrange firmament de la lune,
L’oiseau se posa sur le faix des dunes,
Et majestueusement, il s’avance
Près de moi parmi un profond silence.
L’oiseau semble sorti de l’irréel
Pour dialoguer avec un mortel,
Mais ce qu’il me dit me parût plus qu’obscur:
« En suivant la profonde imaginaire
L’esprit est allé trop loin dans l’Enfer,
Maintenant qu’il en est le naufragé
L’aventure m’en a fait le messager
Pour le guider dans le désert du rêve
Au-delà de la porte d’Halaudêve
Pour atteindre la cité d’Othibur! »
3ème partie
Dans le silence de la nuit, l’oiseau
Me parlant dans un languissant écho,
S’envola en m’agrippant les épaules
Bien loin de l’horrible cité d’Haimnôle.
Nous fîmes des lieues et des lieues au vent
Soufflant dans un calme envieux, vivant,
Nous traversâmes des contrées sauvages,
Et survolâmes des cités sans nom,
Ainsi que de hauts et vastes chaînons,
Soudain la porte d’Halaudêve se vit,
Cette étrange porte à l’aspect maudit
Marquant la frontière du royaume
Où, au loin, surgît la cité fantôme,
La cité du nom d’Othibur, sans âge.
Franck W. Amaurroch
Voilà pour vous une trilogie selon mon maître de la S.-F. H. P. LOVECRAFT qui est le meilleur écrivain pour moi.
Tendres bisous et poignées de mains poétiques
Amau...