L'équipe de France féminine de handball a gagné son billet pour l'Euro en battant la Turquie (35-24) à Adana.
Après le match nul concédé à l'aller à Toulon (29-29), les tricolores étaient dans l'obligation de s'imposer à l'extérieur pour obtenir leur ticket pour l'Euro suédois, qui se déroulera en décembre. Elles n'ont pas raté le rendez-vous, et participeront donc à leur quatrième Championnat d'Europe d'affilée, le premier pour une nouvelle génération.
Sophie Herbrecht et Stéphanie Cano notamment devront tout tenter pour arracher la qualification. Cette dernière précise d'ailleurs : "D'une manière plus générale, il faudra plus d'envie, plus d'enthousiasme, plus de combativité. La revanche est à ce prix".
Bastien LHERITIER
Publié le 03/06 à 18:25
Q : Après le score nul de l'aller (29-29), votre 200e sélection va se dérouler dans des conditions plutôt particulières...
Stéphanie Cano : "C'est bien que ma 200e corresponde à un match comme celui-là. Un match à quitte ou double qui peut voir la renaissance de l'équipe de France. Je suis contente de la célébrer avec une équipe jeune. J'ai pensé à cette échéance il n'y a pas longtemps. Mais il y a quelques années, à mes débuts, je n'aurais pas misé 1 franc sur moi ! Je suis fière de moi, de ma carrière (Stéphanie Cano avait été élue meilleure ailière droite de l'Euro-2002 et a été la première Française à remporter la Ligue des champions en 2004, NDLR). Mais je ne pense pas que ce sont les 200 sélections qui m'amènent le respect. C'est le fait que j'essaie d'être fidèle à moi-même et honnête. Les gens me le rendent bien".
Q : Pensez-vous avoir suffisamment pesé sur le match aller ?
S.C. : "J'ai été trop observatrice. Je pensais avoir à temporiser l'euphorie des jeunes, c'est l'inverse qui s'est produit. Je me doutais que ce serait difficile mais je pensais que cela se passerait différemment. Samedi j'éviterai d'être spectatrice, je m'engagerai d'avantage. C'est un moment important pour l'équipe de France, c'est là qu'on verra les gens qui y vont à fond ou pas. Des leaders sont en train d'apparaître même si pour l'instant l'équipe n'a pas montré toutes ses qualités mentales. C'est justement un match test, l'occasion de montrer ce qu'on a dans le ventre".
Q : L'équipe de France a-t-elle les ressources pour y parvenir ?
S.C. : "On a largement les moyens de faire quelque chose de bien et de se qualifier, il suffit de jouer correctement au handball. J'ai un peu peur que l'on se retrouve dans des conditions de match exécrables (en Turquie), avec un arbitrage de mauvaise foi. Mais pendant ces quinze jours de travail l'équipe a gagné en maturité. On s'est préparé à un environnement très hostile. Il fera 40 degrés dans la salle et certainement 50 degrés dans les tribunes ! C'est ce qui fait l'intérêt de ce genre de matches. Les filles qui sont là aiment les défis, je ne pense pas qu'elles baisseront la tête".